CARNETS

préparatifs

04/06/2018 baliubudgalungan
préparatifs

Tout le monde se prépare pour la cérémonie en ce soir de pleine lune. C'est le jour de Galungan. Galungan célèbre la création de l’univers, la victoire du bien, Dharma, contre le mal, Adharma. Elle a lieu dans les temples familiaux où, selon les balinais, les dieux descendent sur terre et les âmes des ancêtres rendent visite à leur famille. Les femmes préparent les offrandes et les plats. Les hommes frabriquent le « penjor » qui sera exposé dans la rue devant chaque maison.Plus de photos

ubud

04/06/2018 baliubud
ubud

Le chant des coqs par centaines, les aboiements des chiens, des cris d'enfants, le battement d'ailes des chauve-souris, le sifflement des insectes, le cri du cochon, les coups de marteaux, le son des chants hindoues qui montent dans la nuit et qui font écho aux chants d'oiseaux, l'odeur de fumée et d'encens, le soleil qui perce les feuilles de bananier. La journée commence sur la Jl. Suweta, Ubud, Bali.Plus de photos

héron

Le héron aura le mot de la fin de ce chapitre nippon. Mon cœur continuera de battre à Teshima, dans la mer intérieure de Seto, sans que je puisse l'entendre à nouveau... Mais comme dit l'artiste lui-même, l'important dans cette œuvre n'est pas de se rendre sur place. Depuis 2005, Christian Boltanski poursuit une collecte d’enregistrements de battements de cœur à travers le monde, afin de rassembler tous les cœurs des hommes. Le cœur, symbole de la vie, devient l’universelle médiation qui réunit tous les hommes et qui « photographie », pour ainsi dire, chaque individu.

Sous la pluie d’été
Raccourcissent
Les pattes du héron.

Matsuo Bashõ
chroniques de l'oiseau à ressort

14h30 heure japonaise, 13h30 heure indonésienne ou 7h30 heure française, au-dessus des frontières. Quel meilleur endroit pour finir ce livre que dans les airs, dans un espace-temps indéterminé. « Elle me tendit un grand verre rempli de glaçons, qui s’entrechoquèrent quand je le pris dans la main. Ce bruit me sembla parvenir d’un monde très lointain. Plusieurs portes le reliaient à celui où je me trouvais. Et comme toutes ces portes étaient ouvertes par hasard à ce moment précis, ce bruit avait atteint mes oreilles. Mais c’était juste temporaire. Qu’une seule de ces portes fût fermée, et le bruit ne me parviendrait plus. » Murakami

iris

27/05/2018 japoniris
iris

Mai, le mois des iris. Je pense aux sublimes aquarelles de @patrick neu

Un iris pousse sous l’auvent
du crâne vieilli
d’une sardine

BashôPlus de photos

kyoto en vrac

26/05/2018 japonkyoto
kyoto en vrac

Gion, gare, temple Kiyomizu-dera, Momak, métro, Arashiyama, Higashiyama, nishiki .Plus de photos

bambou

25/05/2018 bambou bouvier
bambou

Le Japon, comme le bambou, son arbre : grâcieux, dur, des sensibilités et des frémissements au bout des branches, vernissé à l’extérieur et creux dedans. Nicolas Bouvier, Le vide et le pleinPlus de photos

pause café

24/05/2018 japonkyoto
pause café

Je suis au café sur l’avenue. La déco, du bois, du béton et des récipients en laiton, de toutes tailles et de toutes teintes. Une serveuse au bar remet chaque objet à sa place. les papiers sont bien alignés. Les tabourets aussi. Je peux voir notre appartement par les grandes baies vitrées. Il pleut averse. Une petite musique classique à peine audible en fond sonore. Une femme aux vêtements impeccables, vêtues de rose, de blanc et d’une légère touche dorée boit son thé, le téléphone à la main. Ses affaires sont dans le panier prévu à cet effet. Un peu plus loin, au comptoir, un couple discute en silence. Une autre femme près de moi semble agitée. Elle semble attendre quelqu’un. Son rendez-vous arrive, on dirait son fils. Jeune homme en costume. Il s’installe en face d’elle en disant à peine bonjour. Elle lui pose des questions, il répond succinctement sans lever les yeux de son téléphone. Elle semble tenter en vain d’établir le contact. Le temps passe vite. Je rentre.

portraits de portraits

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ancien salary-man

Un homme en tenue de randonneur porté avec classe. Assez grand, vêtu de bleu foncé, une casquette et des petites lunettes de vue. Difficile de lui donner un âge. Il parle parfaitement anglais. Son fils travaille à l’étranger, en Afrique du sud. Il a peur d’oublier son visage. Lui, vivait à Tokyo, comme salary-man. L’année dernière, il a déménagé pour vivre à Otsu, au bord du lac Biwa. Il souhaitait se rapprocher d’une région chargée d’histoire et de spiritualité. Il peut maintenant faire ses pèlerinages régulièrement aux temples de la région. -Rencontre de Kibune. Au croisement des chemins-

Contact Marie-Claire Saille | Photographe