CARNETS

chroniques de l'oiseau à ressort

14h30 heure japonaise, 13h30 heure indonésienne ou 7h30 heure française, au-dessus des frontières. Quel meilleur endroit pour finir ce livre que dans les airs, dans un espace-temps indéterminé. « Elle me tendit un grand verre rempli de glaçons, qui s’entrechoquèrent quand je le pris dans la main. Ce bruit me sembla parvenir d’un monde très lointain. Plusieurs portes le reliaient à celui où je me trouvais. Et comme toutes ces portes étaient ouvertes par hasard à ce moment précis, ce bruit avait atteint mes oreilles. Mais c’était juste temporaire. Qu’une seule de ces portes fût fermée, et le bruit ne me parviendrait plus. » Murakami En savoir plus

iris

27/05/2018 japoniris
iris

Mai, le mois des iris. Je pense aux sublimes aquarelles de @patrick neu

Un iris pousse sous l’auvent
du crâne vieilli
d’une sardine

Bashô En savoir plus

kyoto en vrac

26/05/2018 japonkyoto
kyoto en vrac

Gion, gare, temple Kiyomizu-dera, Momak, métro, Arashiyama, Higashiyama, nishiki . En savoir plus

pause café

24/05/2018 japonkyoto
pause café

Je suis au café sur l’avenue. La déco, du bois, du béton et des récipients en laiton, de toutes tailles et de toutes teintes. Une serveuse au bar remet chaque objet à sa place. les papiers sont bien alignés. Les tabourets aussi. Je peux voir notre appartement par les grandes baies vitrées. Il pleut averse. Une petite musique classique à peine audible en fond sonore. Une femme aux vêtements impeccables, vêtues de rose, de blanc et d’une légère touche dorée boit son thé, le téléphone à la main. Ses affaires sont dans le panier prévu à cet effet. Un peu plus loin, au comptoir, un couple discute en silence. Une autre femme près de moi semble agitée. Elle semble attendre quelqu’un. Son rendez-vous arrive, on dirait son fils. Jeune homme en costume. Il s’installe en face d’elle en disant à peine bonjour. Elle lui pose des questions, il répond succinctement sans lever les yeux de son téléphone. Elle semble tenter en vain d’établir le contact. Le temps passe vite. Je rentre. En savoir plus

ancien salary-man

Un homme en tenue de randonneur porté avec classe. Assez grand, vêtu de bleu foncé, une casquette et des petites lunettes de vue. Difficile de lui donner un âge. Il parle parfaitement anglais. Son fils travaille à l’étranger, en Afrique du sud. Il a peur d’oublier son visage. Lui, vivait à Tokyo, comme salary-man. L’année dernière, il a déménagé pour vivre à Otsu, au bord du lac Biwa. Il souhaitait se rapprocher d’une région chargée d’histoire et de spiritualité. Il peut maintenant faire ses pèlerinages régulièrement aux temples de la région. -Rencontre de Kibune. Au croisement des chemins- En savoir plus

portraits de portraits

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lac biwa II

22/05/2018 japonkyotolac biwa
lac biwa ii

Le lac Biwa est le troisième plus vieux lac au monde, après le lac Baïkal et le lac Tanganyika, datant d'environ 4 millions d'années. Délaissé des touristes, l'ambiance qui y règne est paisible, voire désuette. Il y à comme un sentiment d'abandon. Comme si les habitants avaient déserté. En savoir plus

Kyoto station

20/05/2018 japonkyoto
kyoto station

Kyoto station Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner. George Perec, Espèces d’espaces Kyoto station est un exercice de style. Une expérience de l'espace. Je choisis une place, un lieu emprunt de théâtralité et j'attends que les personnages se mettent en place. Cet exercice de style interroge notre façon d'être au monde. De comprendre comment s'agence l'individu dans l'espace. Comment l'idée de série fait s'imbriquer les scènes de vie, les situations. Les hommes se croisent, se suivent, passent par le même chemin mais ne se rencontrent pas. Cet espace arpenté jusqu'à l'habitude, on le voit, on le vit plus qu'on ne le contemple. Je choisis d'être là, entre la contemplation et le savoir. La photographie apparaît comme un médium de production d'espace. Elle aide à le comprendre et le défini. L'espace est construit et reconstruit sans cesse. Nous ne pourrons jamais expliquer ou justifier la ville. La ville est là. Elle est notre espace et nous n'en avons pas d'autre. Nous sommes nés dans des villes. Nous avons grandi dans des villes. C'est dans des villes que nous respirons. Quand nous prenons le train, c'est pour aller d'une ville à une autre ville. Il n'y a rien d'inhumain dans une ville, sinon notre propre humanité." En savoir plus

osaka, la rebelle

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wisteria japonica

Si mars est le mois des cerisiers, avril est celui de la glycine. En savoir plus

Contact Marie-Claire Saille | Photographe